Le docteur Drong avait débité ces mots pour, tenter de m'expliquer ce qui m'attendait derrière le rideau, vert pomme, tiré devant nous. "Cela fait combien de temps que nous sommes arrivés ? Plus de deux jours ? l'avais-je couper en ouvrant le rideau"
"Le prob..." mais je n'écoutais plus.
Je vis. Là, étendu sur un lit blanc, mon compagnon aux cheveux vert qui gisait tel un rocher, les yeux fermés, sa peau d'une pâleur à faire peur. Même ses cheveux semblaient avoir perdus de leur éclat vert. Sa respiration était représentée sur l'écran d'une machine branchée au masque qu'il portait. Elle était calme trop lente, plus que celle d'une paisible dormeur. Dans la peau très claire de son bras gauche été planté le boût pointu d'une perfusion...
"... fait 5 heures seulement que vous êtes arrivés. L'équipe ce demande si vous avez finit votre désinfection. Vous vous êtes levée vraiment très tôt avait poursuivit Drong.
– Qu'a-t-il alors ? demandais-je
– Pour lui tout va bien : il n'a certainement jamais aussi bien dormi.
– Je vais quand même le voir, rester à son chevet... m'exclamais-je mêlant gestes aux paroles.
Je n'eut pas le temps d'atteindre la porte, que déjà, un mur de médecins en blouse, de tous gabarits me barrait le chemin. L'un d'eux, qui ressemblait à une armoire à glace, m'empoigna fermement et m'assit lourdement sur une chaise. J'étais abasourdie : que se passait-il ? Le docteur Drong se mit à parler. Cette fois-ci je n'eut pas le courage de l'interrompre à cause du regard menaçant de ses collègues. "Comme j'ai en vain tenté de vous l'expliquer, votre ami Akim c'est cela ? se porte très bien. D'ailleurs entre vous et lui, la plus mal en point c'est vous, Loona. Nous n'avons jamais vu quelqu'un qui se réveillait aussi vite que vous. Nous nous demandons même si le traitement a eut le temps de faire effet dans votre corps ! Ainsi, vous ne devez pas avoir de contact physique avec les personne en cours de traitement, et nous devons attendre les résultats de vos analyses. Elles devraient arriver d'ici peu. Maintenant, si vous me le permettez, je vais vous menez dans votre loge où vos "bagages" vous attendent."
