/!\ Akim ; Loona
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La salamandre, quel être fantastique : je nageais dans l'eau comme une loutre, me faufilais entre les rochets comme un serpent, grimpais aux parois comme un lézard et je trouvais le chemin de la sortie en claquant des "pattes".
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Du noir, toujours du noir, et une sensation très lointaine de flotter, ou de couler dans un lointain liquide.
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Avec souplesse, je me dirigeais vers la lumière du jour. Avec la précision de mes yeux de salamandre, j'observais. Un lac aux eaux sombres à l'intérieure du porche de la grotte, devenait clair aux eaux bleutées presque transparentes. Avec agilité, je nageais dans l'eau. Soudain, je vis au fond de l'eau un corps. Je m'approchai par curiosité. Ces cheveux bruns, ces vêtements, ce corps me rappelèrent soudain, Loona !
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Mon corps me paraissait si loin !
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Il fallait que je la sauve. Ma petite taille de salamandre ne me permettait pas de remonter se corps à la surface. Pris de panique, je remontai à la surface. Je réfléchis il m'aurait fallu être un animal plus robuste, plus costaux, mais toujours aquatique. Un déclic se produisit au c½ur de ma boîte crânienne : un dauphin. À cette pensée, chaque cellule de mon corps reçut ce message. Certaines se multiplièrent, d'autres s'adaptèrent et tout cela en quelques secondes. J'étais devenu un dauphin rouge. Sans réfléchir, je plongeai dans l'eau, passai sous le corps et le remontai rapidement.
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Au loin, je sentis de l'oxygène au porte de mes narines. Ç'aurait pu être facile d'inspirer un bon coup mais, mes poumons étaient déjà plein d'eau. Mon corps par reflex tenta d'extraire cette substance étrangère.
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Je ramenai Loona sur la rive du lac, je sentais quelque-chose bouger dans sa poitrine. Le faible courant du lac l'emmena sur terre ferme. Elle semblait toujours inconsciente. Alors, en y pensant uniquement je redevins humain, et la plaçais délicatement sur le côté, pour qu'elle puisse évacuer toute l'eau qu'elle avait absorbée. J'étais inquiet pour elle, je ne savais que faire d'autre. Mais j'étais aussi un peu soulagé de l'avoir enfin retrouvé.
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Toutes mes cellules s'étaient rassemblées et criaient en c½ur "Alerte ! corps étranger, activez l'expulsion". Après une première toux je revins dans mon corps, et fus enfin consciente de la douleur qui me déchirait la poitrine.
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J'entendis une toux venant du font des poumons de Loona. Cela me rassurait, elle allait s'en sortir. Une lâcheté soudaine me fit me transformer en un lézard. Je venais de penser qu'elle ne s'attendait pas à me revoir et qu'avant sont départ nous étions disputés ! Je restais alors, tapis sous une pierre à l'observer. Le courage n'était pas mon point fort surtout lorsqu'il s'agissait de faire un pas vers les autres.
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Chaque toux déchirait mes poumons, chaque toux évacuait de l'eau, chaque toux libérait mes poumons. Enfin je pus respirer sans encombre et ouvrir les yeux. Je me trouvais allongée au bord d'un immense lac à l'autre bout duquel se dressait, sombre, l'entrée, d'une grotte. Les souvenirs affluèrent dans ma tête, je poussai un cri de joie : je m'en était sortie ! Je levais la tête un ciel tacheté d'étoile me recouvrait. Alors doucement, je me levais. Je ressentis alors, de fortes douleurs aux jambes, je persévérai, malgré moi, en essayant de ne plus penser à cette douleur. J'essayais de faire quelques pas et la douleur disparut doucement comme par enchantement. Je fus assez surprise de me retrouver sur une plate-forme qui surplombait une forêt de pins. Je me retournais une montagne se dressait au dessus de moi. Le soleil se couchait doucement donnant au ciel une couleur magnifique. Je m'avançais vers le vide, fermais les yeux pour mieux savourer l'air montagnard, la douceur de la respiration revenue et le plaisir de vivre.
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Je surmontais mes crainte m'approchant sous forme de lézard, de Loona qui semblait en pleine méditation, les bras écartés tout près du vide.
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"Je suis libre !" avais-je crié. J'entendais les échos de ma voix qui me répondaient je goûter au plaisir de la nature. Quand une main se posa doucement sur mon épaule. Je me retournai surprise. Je me trouvai face à un Akim souriant timidement.
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En me reconnaissant Loona me sauta dans les bras rayonnante. Lorsque ses yeux tombèrent sur mon entaille à la cuisse encore sanguinolente.
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J'étais si heureuse de le revoir ! Nous nous assîmes au bord de l'eau, je regardais cette horrible blessure qu'Akim avait à la cuisse. Il m'assura qu'il s'était fait mal en tombant sur une pierre tranchante. Je déchirai un morceau de sa chemise, et commença à nettoyer la plaie. Lorque mes mains entrèrent en contact avec sa chair, une lumière violette intense se forma en ce point de contact, envoûtante. Elle semblait recoller chaque cellules de peau, raviver les cellules mortes. Enfin, elle s'estompa. Il ne restait aucune trace de la blessure d'Akim. Ce derniers me regardait d'ailleurs avec de grands yeux ronds. "Comment as-tu fait ça ? me demanda-t-il ébahi
- Je ne sais pas, répondis-je, c'est la première fois.
- Moi aussi j'ai une chose d'étrange à te montrer. m'avoua-t-il."
Après ses paroles il se transforma en un immense loup, sous mais yeux. C'était la première fois que je voyais ça ! Ce n'était pas un loup banal mais un loup roux. J'étais stupéfaite !
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Je sentais l'instinct du loup couler dans mes veines. Je le contrôlais de plus en plus. J'avais aussi acquis l'excellant flair de ce fauve. Je redevins humain devant une Loona surprise !
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Je regardais Akim en cherchant à comprendre, puis son poignard rouge et le mien violet.
"C'est le poignard ! m'exclamai-je, Tu t'es transformé en un loup rouge et ton poignard est rouge...
-Tu m'as soigné avec une lumière violette et ton poignard est violet. continua Akim, Cela me fait penser à L'Autre de Pierre Bottero !
- Oui c'est vrai, ajoutai-je, avec les familles qui ont des pouvoirs ! Et si c'était vrai ?
- Je me souviens qu'il y avait les Mnésiques qui possédaient une mémoire ancestrales, affirma Akim.
- Les Cogistes avaient une force physique hors norme.
- Les Guérisseurs, le don de guérison.
- Les Bâtisseurs, l'art du bâtiment, du confort.
- Les Scholiastes, la faculté d'apprendre par le regard.
- Les Métamorphes qui se transformaient en animal à volonté.
- Et les Guides qui voient le futur ! termina Akim.
- Donc tu serais un Métamorphe et moi une Guérisseuse qui guérit aussi les autres ! dis-je, Les poignards seraient comme dans À la Croisée des Mondes de Philip Pullman, une clé pour passer de monde en monde !
- Oui à la différence près, observa Akim, qu'ils ont des couleurs qui varient en fonction du caractère de la personne qui les portent. Et il cachent bien d'autres secret !"
C'était vrai pensais-je.
Nous décidions de nous coucher sur la plate-forme. L'un contre l'autre, l'esprit virevoltant dans la vallée aux pins, nous nous endormions.
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J'ai fait le dessin en à peu près 24 heures, tellement je me suis appliquée. Pour le voir en plus grand, allez sur ma galerie [ici]. J'ai écrit le texte en une après midi.
Loona est-elle vraiment une Guérisseuse ?
Akim est-il un Métamorphe ?
Y aura-t-il d'autres épreuves ?
[...]
C'est à vous de répondre !
Surtout n'oubliez pas de signez le livre d'or !© Perrine