25. En un geste j'ai disparu.

zepepstory Comment un homme peut-il savoir autant de choses qui habituellement restent silencieusement dans notre tête ? Je le savais au fond de moi, Sam n'était pas humain. D'ailleurs, il ne s'était pas décrit comme humain mais comme « service d'aide », un peu comme si s'était un programme informatique, un robot ... ou peut-être un hologramme. Oui ce devait être cela avais-je songé me rappelant des inscriptions des parois de la petite salle : "La clef n'ouvre pas une porte, mais active un mécanisme créant un hologramme, véritable clef pour entrer dans Zahé." Chaque pas provoquait en moi une autre réflexion de ce genre, jusqu'à ce que nous arrivions dans le salon.

§

Akim pria gentiment Sam, de s'asseoir autour de la table. Farfalla le fixait étrangement, partagée entre peur et incertitude. Je m'assis à mon tour et l'interrogatoire commença. Akim posait des questions auxquelles Sam répondait longuement. En résumé : Sam faisait parti d'un service d'aide, comme il le disait à volonté, il ne connaissait ni sa famille, ni sa date de naissance. On l'avait appelé, il était venu c'est tout. Il travaillait pour Zahé, oui le Zahé de la légende. Lui seul pouvait nous permettre de franchir la porte à condition que nous trouvions ce qu'il était réellement. Alors je me lançai : "Tu es humain ?, demandai-je
Je ne sais pas, répondit-il
— Un r
obot ?
— Non là j
'en suis sur et certain.
— Un hologr
amme ?
— Bingo, t
u as trouvé ! s'écria-t-il tout heureux, il ne te reste plus qu'à faire ta valise.
— Pou
r aller où ? demandai-je paniquée
Mais à Zahé pardi ! s'exclama-t-il.
— Je veux bien m
ais, ... j'emmène Nach.
— Tu peux e
mmener cette chienne elle te servira la-bas.
— Je pou
rrai revenir ici, j'espère.
— Oui,
en quelque-sorte, qu'est ce que...
Et moi je peux venir ? me coupa Akim
— Oui mais une
seule personne avec ses bagages peut passer la porte.
— Grand-mère tu
es d'accord ?
— O
ui si ça te permet d'en savoir un peu plus sur notre famille, répondit-elle."

§

Akim alors me tira par le bras et m'emmena dans la chambre, où nous fîmes nos valises, je lui fit alors part de mon inquiétude : "Et si nous ne revenions pas ?" Ce à quoi Akim répondit que Sam avait dit que nous avez dit que nous le pouvions. Mais dans ma tête ce n'était pas aussi clair que ça. "On verra bien, me dis-je, je reviendrai de toute façon !" Je continuais ainsi à remplir ma valise, lorsque je tombai sur mon téléphone, il y avait encore un message vocal. En soufflant d'agacement, je le jetai rageusement sur le lit. Akim en face le rattrapa au vol, avant qu'il ne provoque un tremblement de terre, percutant le sol. "Tu as un message, dit-il surprit, Tu ne le lis pas ?
— Il ne va
ut mieux pas ! m'exclamai-je
— Pour
quoi tu as des soucis ?" et il composa le numéro de la messagerie. La voix d'ours qui s'évacua du haut parleur fit sursauter Akim. "Bonjour Mademoiselle Matsuo , je vous informe que vous pouvez garder la chienne que vous avez trouvée. Elle appartenait à un vieil aveugle décédé il y a quelques mois, son frère qui en hérita a été placé en hôpital psychiatrique pour problèmes... téléphoniques, il a abandonné cette chienne qu'il trouvait trop encombrante. En toute légalité, en ce jour vous pouvez considérer Nach comme la votre. Au revoir." Akim rigola en se tordant par terre le maître chanteur est donc son ancien patron de stage ! "Akim ce n'est pas ce que tu crois ! et j'ordonnais, Arrête de rire, j'ai reçu des menaces ce matin ce n'était pas de lui !
— C'est ça oui"
et il continua. Alors je pris ma valise et je descendis sans me retourner, boudeuse. "Loona ! entendis-je, attend je ne voulais pas te blesser !" Mais qu'importe, il se moquait de moi, j'avais toujours détesté cela.

§

J'arrivai presqu'en courant dans la petite salle, où je retrouvai Sam et Farfalla. Je suis prête leur dis-je. Sam alors m'expliqua : "Tes bagages et Nach partiront par un chemin à part, tu les retrouvera là-bas. Toi tu dois d'abord passer l'épreuve, il te suffira de prendre le poignard et d'enfoncer la lame dans le mur, bien concentrée, sinon il se plantera comme Excalibure et bloquera la porte, ensuite tu verras." Alors, je serrai la gaine autour de ma taille, fis le vide dans ma tête, brandis le poignard, taché de violet maintenant, vers la paroi. À son contact, une vive lumière violette se répandit et le mur s'ouvrit sur une galerie. J'entendis Akim crier "LOONA !" et puis le mur se referma entre eux et moi. Seul mon poignard m'apportait la source de lumière indispensable, pour continuer.
§
Article fini le 25/06/2008, publié le 28/06/2008
Qu'en pensez-vous ? L'image à été faite à la main par moi, bien sur, et coloriée avec GraphicConverter.
Loona réussira-t-elle à sortir de la grotte ?
Retrouvera-t-elle ses affaires, Nach et Akim ?
Que va-t-il lui arriver ?
Correcteurs de fautes :
[Livre d'or]
# Posté le mercredi 18 juin 2008 09:18
Modifié le lundi 28 juillet 2008 05:34

26. Au c½ur de la terre.

/!\Akim ; Loona

Le mur s'était refermé sur elle, à mon arrivée, jamais je n'aurais pensé en être aussi affecté. Alors sans m'en rendre compte, j'ai crié son nom de toutes mes forces, pris de panique : elle avait disparue dans l'antre de la terre ...
À premier abord, je pensai être tombée dans un piège : dans l'obscurité je ne voyais aucune autre galerie ! Je commençai à m'approcher du mur qui venait de se fermer devant moi. Rien, pas d'ouverture, pas de fissure, pas d'inscription. J'y collai mon oreille, rien pas même un murmure. La salle était pourtant bien derrière ! Je me mis à frapper avec mes poings de toutes mais forces, ce qui m'arracha un cri de douleur : je n'obtins que de gros hématomes sur les doigts, j'aurais dû m'en douter, le mur avait tous les aspects des autres parois. Les mains douloureuses, je me mit à suivre la paroi. Je revins vite au point de départ : pas une trace de sortie. Prise de panique, je commençai à crier, hurler. Puis me fatiguant, je finis par gémir et à perdre ma voix totalement voyant le désespoir poser ses valises dans mon cerveau. Je m'allongeai, autant attendre la mort calmement, me disais-je. Le sol était sec et plat. J'ouvris les yeux.

Sam lança "Que les tests commencent !", pour une fois, j'avais pris une décision : j'allais aller jusqu'au bout pour la retrouver.
Le plafond était haut, irrégulier, la pierre était d'une blancheur éclatante. Mon c½ur bondit d'un coup : au dessus de moi serpentait un chenal de voûte. -Un chenal de voûte se forme grâce au passage de l'eau dans une grotte.- Je le suivis des yeux, jusqu'à un petit boyau surplombant la salle, cinq mètres au dessus de moi. En une seconde je fus sur mes pieds. En une minute, j'examinai la paroi. Je commençai mon ascension, les prises humides glissaient facilement, à chaque pression une douleur se faisait ressentir au niveau des bleus de mes mains. Ce n'étaient pas comme dans les films américains : la parois tenait en place et ne semblait pas vouloir bouger d'un millimètre. La sueur perlait à mon front sous l'effort, mes pieds avaient tendance à glisser de plus en plus, des étoiles dansaient devant mes yeux, les bleus envahissaient mes mains, la fatigue me rattrapait, quand ma main gauche palpa enfin une surface plane.

Mon poignard étincelant de rouge* fendit le mur avec puissance, je me trouvai dans une salle avec un grand et paisible lac sombre. Le mur se referma.
* : le poignard étincelle rouge car il a changé de couleur !
Article du 6, juillet 2008
Le texte est plus court que d'habitude : c'est les vacances je peux beaucoup plus dessiner ! Le dessin est d'abord fait à la main puis colorié et arrangé à l'ordinateur. Vos avis :
Avez-vous compris la double situation ?
Où a atterri Akim ? et Loona ?
Sortiront t-ils à l'air libre ?
Se retrouveront-ils ?

correcteurs : Aude
[Livre d'or]
26. Au c½ur de la terre.
# Posté le samedi 28 juin 2008 09:03
Modifié le lundi 28 juillet 2008 05:26

27. Monstre insoupçonné.

/!\Akim ; Loona
Un dernier effort et je fus debout, sur la margelle devant la galerie, qui semblait ne jamais finir. Je m'y engageai doucement en analysant les parois et le chenal de voûte bien visible : c'était mon seul espoir de sortir de là. Le sol commençait à se faire humide. Le bruit de mes pas -...splach, sploch, ...- rythmait ma marche. Mais cela ne faisait que masquer mon inquiétude : les parois se resserraient peu à peu !

Contourner le lac par le bord, c'était mon idée, une brillante idée jusqu'à ce qu'il faille escalader la paroi et jusqu'à ce que mes pieds glissent.
Le chenal de voûte serpentait encore et toujours au dessus de moi, mais le suivre devenait de plus en plus pénible. Déjà courbée en deux, puis accroupie, à genoux et enfin en rampant, je poursuivais ma "route". L'étroiture me sembla alors jamais finir. Mes mains griffaient le sol, mes genoux et mes coudes s'endolorissaient à force de ramper. Combien de mètres avais-je parcourus ? je n'en avais aucune idée. Je commençais sérieusement à plaindre les serpents qui rampent toutes la journée. Je chassai rapidement cette idée de ma tête : il ne fallait pas que je perde de temps dans une situation aussi critique. Je concentrai mon attention sur mon unique objectif : sortir de cette cavité ! J'avançais, j'avançais, encore et encore, étalant peu à peu les hématomes de mes coudes, genoux, mains et pieds en prenant bien garde de ne pas me cogner au plafond. Un grondement s'intensifiait peu à peu.

Ma tête frappa un des rochers. Un autre, plus tranchant m'arracha un long lambeau de peau à la cuisse, l'eau se teinta de rouge. Je sombrai dans l'abîme du lac.
Soudain, à mon grand soulagement, la galerie s'élargit. À la lueur de mon poignard, je vis, bruyante et puissante, une rivière. Celle-ci venait forcément de quelque part et ressortait autre part, la flamme de l'espoir pris plus d'ampleur dans mon crâne. J'allais enfin pouvoir sortir ! Partir vers l'amont ou vers l'aval, telle était l'unique question que je me posais. Dans tout les cas je m'en sortirai, pensais-je, la sortie ne devait pas être bien loin ! Je me lançai alors à tout hasard, vers l'aval. La rivière n'était pas bien profonde -l'eau m'arrivait aux genoux-, le courant était faible mais l'avancée était difficile à cause des cailloux plus où moins coupant et glissant au fond. Peu à peu le niveau d'eau augmenta, je finis par ne plus avoir pieds. Cela ne me fit pas peur immédiatement : je savais nager, après tout rien ne pouvait m'arriver. Mais, rapidement le courant augmenta, à ce moment là je pris peur. Je ne contrôlais plus du tout ma course dans la rivière. Devant moi l'eau tournoyait, dans une immense salle, comme lorsqu'on vide l'évier ... un tourbillon m'entrainait en son c½ur. Aucun échappatoire me vint à l'esprit, juste la panique. Entre deux cris, je pris mon inspiration, le tour fatal était là le tourbillon m'engloutit sans rechigner !

Je me réveillai d'un étrange cauchemar, ma situation me parut alors moins désespérer, la grotte ne me paraissait plus infranchissable, mon instinct m'indiquait la sortie, je nageais rapidement, me déplaçais avec souplesse en m'aidant de mes pattes ventouses, et de mes yeux de salamandre. La vie me parut plus simple.
Le noir des profondeurs s'engouffra en moi.

Alors qu'en pensez-vous ?
La photo est de moi, peut être que je vais la remplacer par un dessin !
[Livre d'or]
# Posté le lundi 07 juillet 2008 05:57
Modifié le samedi 26 juillet 2008 11:39

28. Et si c'était vrai ?

/!\ Akim ; Loona

La salamandre, quel être fantastique : je nageais dans l'eau comme une loutre, me faufilais entre les rochets comme un serpent, grimpais aux parois comme un lézard et je trouvais le chemin de la sortie en claquant des "pattes".
Du noir, toujours du noir, et une sensation très lointaine de flotter, ou de couler dans un lointain liquide.

Avec souplesse, je me dirigeais vers la lumière du jour. Avec la précision de mes yeux de salamandre, j'observais. Un lac aux eaux sombres à l'intérieure du porche de la grotte, devenait clair aux eaux bleutées presque transparentes. Avec agilité, je nageais dans l'eau. Soudain, je vis au fond de l'eau un corps. Je m'approchai par curiosité. Ces cheveux bruns, ces vêtements, ce corps me rappelèrent soudain, Loona !
Mon corps me paraissait si loin !

Il fallait que je la sauve. Ma petite taille de salamandre ne me permettait pas de remonter se corps à la surface. Pris de panique, je remontai à la surface. Je réfléchis il m'aurait fallu être un animal plus robuste, plus costaux, mais toujours aquatique. Un déclic se produisit au c½ur de ma boîte crânienne : un dauphin. À cette pensée, chaque cellule de mon corps reçut ce message. Certaines se multiplièrent, d'autres s'adaptèrent et tout cela en quelques secondes. J'étais devenu un dauphin rouge. Sans réfléchir, je plongeai dans l'eau, passai sous le corps et le remontai rapidement.
Au loin, je sentis de l'oxygène au porte de mes narines. Ç'aurait pu être facile d'inspirer un bon coup mais, mes poumons étaient déjà plein d'eau. Mon corps par reflex tenta d'extraire cette substance étrangère.

Je ramenai Loona sur la rive du lac, je sentais quelque-chose bouger dans sa poitrine. Le faible courant du lac l'emmena sur terre ferme. Elle semblait toujours inconsciente. Alors, en y pensant uniquement je redevins humain, et la plaçais délicatement sur le côté, pour qu'elle puisse évacuer toute l'eau qu'elle avait absorbée. J'étais inquiet pour elle, je ne savais que faire d'autre. Mais j'étais aussi un peu soulagé de l'avoir enfin retrouvé.
Toutes mes cellules s'étaient rassemblées et criaient en c½ur "Alerte ! corps étranger, activez l'expulsion". Après une première toux je revins dans mon corps, et fus enfin consciente de la douleur qui me déchirait la poitrine.

J'entendis une toux venant du font des poumons de Loona. Cela me rassurait, elle allait s'en sortir. Une lâcheté soudaine me fit me transformer en un lézard. Je venais de penser qu'elle ne s'attendait pas à me revoir et qu'avant sont départ nous étions disputés ! Je restais alors, tapis sous une pierre à l'observer. Le courage n'était pas mon point fort surtout lorsqu'il s'agissait de faire un pas vers les autres.
Chaque toux déchirait mes poumons, chaque toux évacuait de l'eau, chaque toux libérait mes poumons. Enfin je pus respirer sans encombre et ouvrir les yeux. Je me trouvais allongée au bord d'un immense lac à l'autre bout duquel se dressait, sombre, l'entrée, d'une grotte. Les souvenirs affluèrent dans ma tête, je poussai un cri de joie : je m'en était sortie ! Je levais la tête un ciel tacheté d'étoile me recouvrait. Alors doucement, je me levais. Je ressentis alors, de fortes douleurs aux jambes, je persévérai, malgré moi, en essayant de ne plus penser à cette douleur. J'essayais de faire quelques pas et la douleur disparut doucement comme par enchantement. Je fus assez surprise de me retrouver sur une plate-forme qui surplombait une forêt de pins. Je me retournais une montagne se dressait au dessus de moi. Le soleil se couchait doucement donnant au ciel une couleur magnifique. Je m'avançais vers le vide, fermais les yeux pour mieux savourer l'air montagnard, la douceur de la respiration revenue et le plaisir de vivre.

Je surmontais mes crainte m'approchant sous forme de lézard, de Loona qui semblait en pleine méditation, les bras écartés tout près du vide.
"Je suis libre !" avais-je crié. J'entendais les échos de ma voix qui me répondaient je goûter au plaisir de la nature. Quand une main se posa doucement sur mon épaule. Je me retournai surprise. Je me trouvai face à un Akim souriant timidement.

En me reconnaissant Loona me sauta dans les bras rayonnante. Lorsque ses yeux tombèrent sur mon entaille à la cuisse encore sanguinolente.
J'étais si heureuse de le revoir ! Nous nous assîmes au bord de l'eau, je regardais cette horrible blessure qu'Akim avait à la cuisse. Il m'assura qu'il s'était fait mal en tombant sur une pierre tranchante. Je déchirai un morceau de sa chemise, et commença à nettoyer la plaie. Lorque mes mains entrèrent en contact avec sa chair, une lumière violette intense se forma en ce point de contact, envoûtante. Elle semblait recoller chaque cellules de peau, raviver les cellules mortes. Enfin, elle s'estompa. Il ne restait aucune trace de la blessure d'Akim. Ce derniers me regardait d'ailleurs avec de grands yeux ronds. "Comment as-tu fait ça ? me demanda-t-il ébahi
- Je ne sais pas, répondis-je, c'est la première fois.
- Moi aussi j'ai une chose d'étrange à te montrer. m'avoua-t-il."
Après ses paroles il se transforma en un immense loup, sous mais yeux. C'était la première fois que je voyais ça ! Ce n'était pas un loup banal mais un loup roux. J'étais stupéfaite !

Je sentais l'instinct du loup couler dans mes veines. Je le contrôlais de plus en plus. J'avais aussi acquis l'excellant flair de ce fauve. Je redevins humain devant une Loona surprise !

Je regardais Akim en cherchant à comprendre, puis son poignard rouge et le mien violet.
"C'est le poignard ! m'exclamai-je, Tu t'es transformé en un loup rouge et ton poignard est rouge...
-Tu m'as soigné avec une lumière violette et ton poignard est violet. continua Akim, Cela me fait penser à L'Autre de Pierre Bottero !
- Oui c'est vrai, ajoutai-je, avec les familles qui ont des pouvoirs ! Et si c'était vrai ?
- Je me souviens qu'il y avait les Mnésiques qui possédaient une mémoire ancestrales, affirma Akim.
- Les Cogistes avaient une force physique hors norme.
- Les Guérisseurs, le don de guérison.
- Les Bâtisseurs, l'art du bâtiment, du confort.
- Les Scholiastes, la faculté d'apprendre par le regard.
- Les Métamorphes qui se transformaient en animal à volonté.
- Et les Guides qui voient le futur ! termina Akim.
- Donc tu serais un Métamorphe et moi une Guérisseuse qui guérit aussi les autres ! dis-je, Les poignards seraient comme dans À la Croisée des Mondes de Philip Pullman, une clé pour passer de monde en monde !
- Oui à la différence près, observa Akim, qu'ils ont des couleurs qui varient en fonction du caractère de la personne qui les portent. Et il cachent bien d'autres secret !"
C'était vrai pensais-je.
Nous décidions de nous coucher sur la plate-forme. L'un contre l'autre, l'esprit virevoltant dans la vallée aux pins, nous nous endormions.
J'ai fait le dessin en à peu près 24 heures, tellement je me suis appliquée. Pour le voir en plus grand, allez sur ma galerie [ici]. J'ai écrit le texte en une après midi.
Loona est-elle vraiment une Guérisseuse ?
Akim est-il un Métamorphe ?
Y aura-t-il d'autres épreuves ?
[...]
C'est à vous de répondre !
Surtout n'oubliez pas de signez le livre d'or !

© Perrine
28. Et si c'était vrai ?
# Posté le lundi 28 juillet 2008 11:07
Modifié le jeudi 31 juillet 2008 08:21

29. Forest's stone.

Faim, soif et froid, en c½ur, tiraillaient insupportablement mes entrailles. Il était cinq heures du matin lorsque que je me suis réveillée. Le bras de Akim reposant sur moi, je me levais alors très doucement pour ne pas le réveiller. Une fois debout, je me suis rappelée ce qui m'avait réveillé : la faim, la soif et le froid. À la vue du lac, je me suis approchée et j'ai remarqué que l'eau était claire, transparente et semblait pure. Je n'ai pas longtemps hésité. Je but. Ma soif battit des ailes.
Une voix dans mon dos s'exclama : "Elle n'est peut-être pas potable, cette eau !" Je me retournais : Akim venait de ce réveiller, les cheveux en bataille, il avait une mine épouvantable de dégouté. Je lui ai répondu : "Si tu ne veux pas boire c'est ton problème, j'avais soif j'ai bu, c'est tout !
– Je n'ai pas envie que tu sois malade, lança-t-il, nous n'avons pas besoin ça pour nous sortir de là !
– Tu n'as pas soif ?
– Si mais...
– Au boût de trois jours sans boire on meurt, le coupai-je.
– On verra bien." avait-t-il finit par dire. Il avait tourné les talons et semblait réfléchir en regardant la plaine qui s'étendait à perte de vue. Je l'observais, me demandant ce que nous allions devenir. Il s'est retourné au boût d'un moment, et a ajouté : "Je ne veux pas que nous nous disputons, je t'ai enfin retrouvé, ce serait bête...
– Je suis entièrement d'accord avec toi, répondis-je. Qu'allons nous faire pour survivre ?
– Nous ne pouvons pas rester ici éternellement, il nous faut trouver à manger et surtout bouger pour ne pas se congeler !
– C'est vrai qu'on se gèle ici, affirmais-je.
– Je crois que j'ai trouvé quelque-chose, s'exclama-t-il, là-bas !"
Il me montra un point dans la forêt : un arbre. Toute la forêt est formée par différentes variétés de conifères -pins, et sapins- pour la plupart très âgés, donc très gros. L'arbre que pointait Akim, sortait de cette règle, c'était un arbre feuillue -aux feuilles larges et non des épines- qui ne paraissait pas aussi vieux que les autres. "C'est peut être la trace d'une activité humaine, avait supposé Akim. Mais j'ai peur qu'on se perde en essayant de l'atteindre !"
– On pourrait repérer le chemin à suivre depuis ici, suggérais-je, et placer des petits cailloux au sol comme le Petit Poucet.
– Ok ! bonne idée !" Nous avons alors repéré les arbres que nous devions rencontrés mémorisés tout et ramassés des cailloux que nous avons placé dans le sweat-shirt d'Akim qui servait maintenant de sac. Puis au moment de partir, "Une dernière chose..." avait lancé Akim et sur ses mots il s'était précipité vers le lac pour boire. Je souriais d'un sourire de triomphe. "Ne fait pas cette tête, m'avait-il dit, tu avais un peu raison."
Après avoir franchi : une pente caillouteuse, une paroi verticale, une forêt d'immenses pins, toujours en semant des cailloux, tournant quelquefois en rond, Akim se transformant en aigle, nous avons finit par atteindre "notre" arbre. Un tilleul. Mon regard se posa sur une pierre de taille planté au pied du tilleul. "AKIM, avais-je alors crié, regarde !
– Je suis là, ne crie pas. Il y a des inscription dans la langue de la nature !" Il se mit à les déchiffrer.
Nous plantons cet arbre du sommeil,
en l'honneur de tous les :
Anges
Barbares
Centaures
Dragons
Elfes
Fées
Gobelins
Humains
Lutins
Nains
Ogres
Sorciers
Trolls
et à toutes les autres créatures,
de toutes tribus de Dana,
tombés au combat
et à tous ceux qui combattent encore.


Épée de Nudd, Chaudron de Dagda, Pierre de Fal, Lance de Lug
Étrange, vraiment étrange, me disais-je. Cependant une fissure nous intriguait tous les deux. Elle avait la même forme que celle de la petite salle de chez Farfalla ! Akim m'a regardé, je l'ai regardé. Deux sourires identiques se dessinèrent, ensemble nous avons planté nos poignards.
Une lumière rouge, une lumière violette et le noir fondit sur nous deux.
Vous allez me dire "c'est maintenant que tu mets la suite !" Je vous répond "oui".
Où vont se retrouver Akim et Loona ?
Seront-il ensemble ?
Vont-ils trouvés à manger ?
Comment interprétez-vous les inscriptions de la pierre ?
Que pensez-vous du dessin ?
À vos touches !
livre d'or
© Pep's

29. Forest's stone.
# Posté le samedi 23 août 2008 10:02